Liste de nos minéraux

Nos produits

Chessylite (azurite française)

Comment ne pas en parler puisqu’on en a fait notre spécialité. C’est grâce à elle que j’ai pu commencer à faire des bourses d’échanges dès l’âge de 12 ans.
Je me souviens de l’Arbresle, de Crémieu, de Millau et tant d’autres…

L'histoire de l'exploitation minière de Chessy-les-Mines

Les gisements de cuivre de Chessy sont sans doute exploités depuis l’époque celtique (province séquanaise), puis romaine, mais on n’a pas de traces écrites ou archéologiques certaines de cette exploitation.
On a cependant des témoignages écrits (actes royaux, concessions…) depuis la fin du Moyen-Âge, avec la (re)mise en exploitation des mines sous l’impulsion de Jacques Cœur (1444).

Avec des hauts et des bas, trois mines principales ont été exploitées, principalement pour le cuivre, mais aussi pour le soufre et l’acide sulfurique extraits de la pyrite (FeS2) très présente dans le gisement.

Deux mines exploitaient des sulfures et des oxydes de cuivre : la mine jaune exploitait surtout de la chalcopyrite (CuFeS2) et la mine noire exploitait des argiles et brèches de failles riches en oxyde de cuivre (téniolite, CuO).

Ces deux mines fermèrent en 1877. Entre le XVe et le XIXe siècle, la production de cuivre métal de ces deux mines s’élevait de 0,5 à 0,607t/An, avec un maximum au début du règne de Louis XVI.

Une troisième mine, la mine bleue, fut découverte en 1811 et exploitée jusqu’à son épuisement en 1846. Cette mine fut la plus productive, entre 100 et 150T/An de cuivre métal. Cette mine exploitait de l’azurite et c’est elle qui a fait la réputation de Chessy-les-Mines dans le monde des minéralogistes. Les cristaux d’azurite y étaient remarquables ; il y avait des géodes dans lesquelles un mineur pouvait rentrer selon la légende. À partir de 1825 et jusqu’à 1833, la mine rouge a exploité temporairement des oxydes de cuivre sous forme de remarquables cristaux de cuprite confinés dans des argiles rouges coincées dans un miroir de faille ou dans des grès poreux de 4 à 7 m. Pendant l’exploitation de la mine bleue, les mineurs et les contremaîtres arrondissaient leur salaire en vendant des cristallisations d’azurite aux musées, aux collectionneurs, aux (rares) touristes. Les galeries de ces mines jaune, noire et bleue étant aujourd’hui écroulées, inondées ou condamnées. Les affleurements naturels de surface (des sulfures oxydés) ont été traités avec des déchets de mines du Moyen-Âge. À part les anciens terrils et déblais, et quelques restes de ruines de bâtiments et travaux miniers, on ne peut plus rien voir aujourd’hui de ces richesses minéralogiques sur place. Dommage !

Localisation et Accès

Le gisement de Chessy se situe sur la bordure Est du Massif central, à 25 km au nord-ouest de Lyon, département du Rhône, dans la vallée de l’Azergues. Deux itinéraires mènent au village de Chessy, soit par le Nord en venant de Villefranche-sur-Saône, soit par le Sud en venant de Lyon. Mais, il faut savoir qu’à ce jour, le site est privé et clôturé et même si vous parvenez à vous procurer une invitation (très difficile), vous n’avez qu’à peine le droit de trouver la pièce de collection.

Par contre, comme beaucoup de collectionneurs, les belles pièces ont été trouvées dans les années 70 à 90. J’avais une vingtaine d’années ; c’était les belles années pour chercher les minéraux, ou les carrières étant encore accessibles.
Aujourd’hui, je me contente simplement d’exposer ces petites merveilles dans tous les salons minéralogiques et expliquer avec passion l’histoire de Chessy et de nos aventures, je suis assez fier de vous présenter cette page dédiée à la Chessylite.

Comme on dit : c’étaient les bons vieux temps…

Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un terril abandonné, l’un des terrains les plus « retournés » au monde.

Sur chaque salon, nous ne présentons pas moins de 300 pièces car il n’y a pas une Chessylite qui se ressemble et nous tenons à en mettre pour tous les budgets.

Le règne Minéral a publié une édition spéciale de 90 pages !

Retour en haut